04 juin 2009

Barcelone(S)

Mardi 12 mai

J'émerge sur la Rambla au niveau de la Plaça de la Boqueria vers 19h, le marché de la Boquéria est toujours animé, j'y jette un oeil en passant. Je m'enfonce dans le Bari Gotic par le carrer de la Boqueria où se trouve mon hôtel. Le musée Dali est ouvert jusqu'à 22h, j'en profite pour le visiter: esquisses et surtout sculptures vous invitent dans l'univers torturéde ce fou génial; à voir: les bronzes, les aquarelles équines, celles sur le thème du désert, les micro-statuts religieuses, cachées derrière un rideau de théâtre velour rouge et un délire purement dalien, la maquette de la Folla. Puis la nuit tombant, je déambule dans le Bari (very!) Gotic, nommé ainsi en raison e sa forte concentration en monuments gothiques. La place de la cathédrale devient la scène d'un gospel et un ténor égaré fait raisonner des cantos dans les ruelles de la vielle ville. J'ai faim !

J'arrive sur la Plaça Reial, petit îlot bien sympathique avec ses façades ocres et ses arcades et ses palmiers, élairée par une douces lumière diffusée par des lampadaires gaudiens. Découverte de la fidueras, une palléla dans laquelle on remplace le riz par une sorte de vermicelle: miam miam... Je demande un verre de vin rouge, mais on m'apporte une cerveza XXL, mon catalano-hispano-anglo-français n'est pas très au point. Au fait, quelle langue parle-t-on au juste dans cette cité cosmopolite ? C'est un peu compliqué: le français très peu, à part les étudiants de l'hexagone, parfois les commerçants quand ils reconnaissent votre accent français, sinon on parle plus l'espagnol que le catalan quand on ne pas à qui on a à faire, seuls les catalans parlent catalans quand ils sont entre eux, c'est à dire en dehors des quartiers touristiques, d'affaire ou de commerce, mais les petits mots en catalans tels que bonjour, au revoir ou merci sont partout monnaie courante.

Mercredi 13 mai

Après une nuit d'orage, le petit matin offre une fraîche douceur agréable pour un petit café sur la Plaça del Pi; la façade de l'église de la Mare del Pi se dresse en un monumental mur gothique. 4 charmantes petites places du bari Gotic: Del Pi, Del Rei, Sant Just et Neri.

J'entame mon pélerinage gaudien par le Palais Guell. Partiellement réouvert, on ne visite que le hall d'entrée et les sous-sols, mais de la rue, on peut entrevoir le toît terrasse et ses cheminées en forme de champignons. Dans ses réalisations, c'est au niveau des toîts que Gaudi s'est le plus "lâché".

La Sagrada Familia ou le dépassement du gothique: visite de chantier.Sobriété de la façade de la Passion et exubérence de celle de la Nativité. La nef est une forêt de pierre, l'inspiration vient des arbres, mais on peut aussi avoir l'impréssion de se trouver dans l'antre d'un cétacé. Ambiance de chantier, symphonie de soudeurs en ré mineur, de tailleurs de pierres en là majeur, et des touristes qui tournent autour.

c'est sûrement l'un des rares monuments au monde que l'on peut visiter en chantier, un peu comme si on avait vécu la construction des cathédrales du Moyen Âge.

L'arc de Triompheet la promenade qui le prolonge, ensemble conçu pour la première exposition universelle de Barcelone, donne une impréssion e retour d'Orient.

Picasso en 5 palais: écrin d'exception pour musée d'exception; de palais en palais, l'évolution de l'oeuvre de l'artiste nous est révélée, de la copie des Grands Maîtres, en passant par les périodes bleue et rose. Avoir absolument: Las Méninas, variations autour de la célèbre toile de Vélasquez; la série aux colombes, les céramiques et la dernière période. On arrive et on repart par un charmant petit patio.

Le musée Frédéric Marès: la plus belle statuaire religieuse médiévale en bois que j'ai pu voir. Egalement un cabinet de curiosités, pipes sculptées, montres, théâtres de marionnettes.... kitchissime à souhait, mais c'est un émouvant fatras. Un petit café dans le patio du musée si ça vous dit, les mandariniers sont en fruits.

Les 13 oies de la cathédrales: Déambulation là où on se doit de déambuler, le déambulatoires ! Très belles chapelles lattérales. Un amour de petit cloître planté de palmiers et percé d'une lumière en clair-obscur. 13 oies sont là pour  qu'Eulalie, sainte martyre à qui l'on a dédié la céthédrale, est morte à 13 ans.

La Basilique Santa Maria del Mar: son nom rappelle que la mer arrivait alors jusqu'ici, dans ce quartier que l'on appelle la Ribera. La pureté de cet intéireur gothique, nous la devons aux anarchistes qui incendièrent l'intérieur de l'édifice.

Au rythme du Barça, j'ai remonté la Rambla, plus j'approche de la Plaça e Catalunya, plus je me dis que le match de ce soir doit être particulier: maillots aux couleurs du club, pétards, foule effervescente. Sur la plaça Catalunya, des barcelonais en liesse, un écran géant, un plateau télé. déj, plus tôt dans la soirée, je m'étais dis en mangeant mes gambas à l'ail, que le serveur du resto avait une attitude bizarre; et encore plus tôt dans la soirée, en allant vers le secteur du port et du front de mer (qui soit-dit en passant n'ont rien de transcendant). Je suis tellement nul en foot que je croyais que c'était la finale de la coupe de la Ligue, en fait c'était la coupe d'Espagne, mais l'ambiance valait son pesant d'or: le sol est collant de bière et ça déborde sur la Rambla fumigénée.

Jeudi 14 mai

Passage par le Palau de la Musica, bâtiment moderniste de Domenech i Montaner, coup d'oeil sur la façade.

Puis, arrivé sur le Passeig de Gracia, j'aperçois la Casa Battlo, l'un des bâtiments emblèmatiques de Gaudi: si certains y voient un sac d'os, Dali, lui, y voyait un échos au surréalisme. Si dans la façade et la terrasse, Gaudi a laissé divaguer son imagination dans un surréalisme délirant et naturaliste, les aménagements intérieurs sont tout entier conçus dans une ingéniosité inspirée de l'intéligence de dame nature: ventilations naturelles rappelant les ouïes d'un poisson, dégradé de couleur afin d'absorber ou de renvoyer la lumière de manière optimale...

Le Passeig de Gracia, "les Champs Elysées barcelonais" en quelque sorte, est la colonne vertébrale de l'Eixemple (extension en catalan) de la ville au début du 20ème siècle, en plein booum économique et démographique, avec une bourgeoisie prenant de l'ampleur, qui s'est fait construire des demeures telles que la Casa Battlo, avec la toute la Rauxa qui caractérise les Catalans.

Plus loin sur l'avenue, la Casa Milaest l'autre immeuble d'habitation conçu par Gaudi, avec plusieurs appartement à l'origine (il n'en reste plus qu'un qui se visite en appartement témoin, le reste de l'immeuble ayant été reconverti en bureaux): la Casa mila, aussi appelée la Pedrera (carrière) en raison des cavités de sa façade, est monocrome; il faut absolument voir l'Espace Gaudi dans les greniers de l'immeuble, films, maquettes qui permettent de comprendre toute l'oeuvre de l'architecte; sur le toît terrasse, un festival de cheminées et bouches d'aérations aux silhouettes fantomatiques.

Non loin de la Pedrera, le magasin Vinçonest le temple barcelonais du design, vaut le détour même si on n'achète rien (mais il y en a pour toutes les bourses, avec des choses sympas à pas cher).

Vendredi 15 mai

Après une deuxième nuit d'orage, il fait un temps splendide, idéal pour aller se balader au Park Guell. Gaudi a voulu créer ici une cité jardin idéale, qui faute d'argent n'a pas vue le jour et est devenu un magnifique parc municipal, avec ses trencadis (mosaique cassée) au variations chomatiques très fortes. Parmi les incontournable: le banc-balustrade, la salle hippostyle et le grand escalier.

 

28 août 2008

Carnet de route de Porto à Lisbonne (via l'Espagne)

Dimanche 10 août - en allant vers Bilbao
Escale à Saint-Jean de Luz, jolie ville basque, Louis XIV s'y est marié dans son église, devenue tellement petite au fil des siècles, qu'il a fallu y créer des tribunes en bois pour accueillir le trop plein de fidèles. Nous passons la frontière à Hendaye, pour atteindre Hondarribia sur l'autre rive de la Bidassoa, petite cité basque au charme fou. La côte basque de Saint-Jean de Luz à Saint-Sébastien offre de superbes points de vue. Arrivée en début de soirée à Bilbao. En débouchant du tunnel, on tombe littéralement sur le Guggenheim aux reflets dorées du soleil couchant, et sur une ville tentaculaire enserrée dans les montagnes. Il est tard et nous avons faim, l'examen du "Gug" comme le nomme les intimes se fera à notre retour du Portugal. Dîner dans la vieille ville, nous dégottons un sucullent resto gastronomique, déco vieille France (ou plutôt vieille Espagne si ça se dit) mais cuisine excenlente: petits poivrons farcis au crabe, merlu frit et vin de la casa.

Lundi 11 août - Nous filons vers Porto, cap sud/sud-ouest
Arrêt incontournable à la cathédrale de Burgos, joyau du gothique flambloyant. Le Cid y a son tombeau. Nous poursuivons vers Leon, la campagne castillane se couvre de champs de blé moissonnés, beauté austère. Leon est une jolie ville aux tonalités ocre. Toujours la même campagne, nous croisons de courageux pélerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle, courage, ce n'est plus très loin. On dit que la foi leur donne des jambes ! Arrivée au Portugal par les montagnes du nord, la route est sinueuse, purée de poids épaisse, bruine et nuit tombante, des conditions idéales pour admirer le paysage quoi, heureusement qu'il y a les panneaux pour nous dire où on se trouve. Une petite épreuve pour arriver à Porto et trouver l'hôtel dans cette métropole énorme. Très bon acceuil à l'arrivée, il est 23h et on demande où manger à cette heure; on nous indique une gargotte qui s'avère être excécrable, mais il ne faut pas être difficile à cette heure, je passerai sur ce qu'on a mangé, ce sera bien meilleur les jours suivants.

Mardi 12 août - premier réveil au Portugal
Il fait beau ! Nous descendons vers la vieille ville : à Porto comme partout au Portugal, ça monte ou ça descend sans arrêt. On peut aussi monter dans les clochers, comme par exemple celui du Clérigos, plus de 200 marches: en haut, vue sur la ville. On atteind la cathédrale par les petites rues restées populaires du vieux Porto: joyeux désordre et linge pendu aux fenêtres à tout va, mais propreté irréprochable. On est pas à Naples, ici, le linge est étendu sur la façade et non en travers de la rue. Sur le parvis de la cathédrale, beau panorama sur la ville. Descente vers la Ribeira (dire qu'il va falloir remonter tout ça...forcémément !): c'est véritablement le must de Porto, avec ses alignements de façades bigarées, regardant les caves de Porto de Villa Nova de Gaïa de l'autre côté du Douro. Porto est une ville industrieuse, populaire, commerçante. Le commerce du vin de porto généré par les anglais à l'origine, en est le symbole: nous visitons les caves Sandeman, avec dégustation à l'arrivée; notre guide est vêtu en 'Don Sandeman", cette silhouette noire au Sombrero espagnol et à la cape des étudiants de Coimbra: l'Espagne pour le xerès et le Portugal pour le porto. Deux églises baroques "so much": Sao Francisco et Santa Clara, des kilos d'or sous les voûtes. Mini-croisière sur le Douro, histoire de jouer un peu aux touristes, jusqu'à l'estuaire, à bord des barcos rabelos, qui embarquaient la vendange de l'Alto Douro pour la débarquer à Porto; de là, ça partait pour le monde, surtout vers l'Angleterre: les touristes ont remplacé les barriques et les moteurs les voiles. Le pont de fer Don Luis 1er domine le fleuve. Le soir, dîner sur la Ribeira, face aux caves dont les enseignes s'éclairent peu à peu: soles en friture et beignets de morue, un petit rosé du coin légèrement sucré et pétillant. Retour à l'hôtel via la gare de Sao Beato, hall couvert d'azulejos à la gloire du Portugal (voir l'article sur ce blog)

Mercredi 13 août - Cap au sud
Escale à Coimbra et son université ancestrale. dans la vieille ville, pause déjeuner devant la magnifique façade baroque de l'église Santa Cruz, l'intérieur est couvert d'azulejos. Nous poursuivons vers Batalha: une profusion d'art manuelin (voir l'article sur ce blog) à l'extérieur, dans le cloître royal et les chapelles; Eglise abbatiale d'une solennité gothique, aux voûtes d'une hauteur impressionante. Chapelles innachevées ouvertes vers le ciel. Sur la route, nous croisons des pèlerins se rendant probablement à Fatima pour le 15 août. Fin d'après-midi sur la plage de Nazaré: mer trop dangereuse pour se baigner, mais les vagues offrent un spectacle impressionnant, un rang de photographes s'est formé. Nous prenons le funiculaire vers Sitio: vue plongeante sur Nazaré Praia et ses tentes de plages alignées. Dîner sur les hauteurs de Nazaré: sardines grillées et morue, deux plats nationaux s'il en est ! Très bon.

Jeudi 14 août - De l'Estremadure à Lisbonne
Réveil devant l'abbaye d'Alcobaça, puis visite de l'église abbatiale, façade baroque et nef gothique: on y trouve les tombeaux de Pedro et Inès (voir l'article sur ce blog). Nous poursuivons notre chemin vers Obidos, village aux maisons toutes blanches, bordées de bandes bleu ou jaune, parfois rouge grenat. Obidos est ceinturée de remparts crénelés, on peut y monter, sans rembarde intérieure ! Tout le monde rase les murs. Arrivée à Lisbonne par les petite routes d'arrière-pays, au coeur des vergers et des vignes. La récolte des fruits a commencé. A Lisbonne, nous descendons l'Avenida, en quelque sorte les Champs Elysées lisboètes, pour arriver dans le Rossio puis la Baixa (ville basse). Après la place du Commerce, c'est l'immense estuaire du Tage, rampe de lancement vers les mondes à découvrir: Afrique, Asie, Amérique du Sud, voyages, voyages... Le pont du 25 avril, construit sur le modèle du Golden Gate de San Francisco, emjambe le fleuve. La nuit tombe sur la cité comquérante, déambulation dans l'Alfama (la ville haute), à la recherche d'un resto de Fado (voir l'article sur ce blog): Fado sympa, mais resto moyen et on a découvert la notion de "couverts", inconnue en France: le principe en est le suivant, on vous apporte fourchettes et couteaux avec le pain, olives, fromage, beignets, jambon... Sur la carte, c'est facturé à part mais vous ête quand même obligé de prendre l'ensemble, à moins de manger ensuite avec les mains.

Vendredi 15 août - De Lisbonne à Cabo da Roca
Tour de Belèm et Monastère des Jeronimos, des cerfs volants flottant dans le ciel d'azur. C'est de Belèm, quartier excentré de Lisbonne vers la mer, que les découvreurs portugais sont partis à la recherches de terres lointaines: Magellan, Vasco de Gama... Le monastère des Jéronimos fait partie avec Batalha des fleurons de l'art manuelin: magnifique portail et cloître, église abbatiale avec ses voûtes en palmier. Cap à l'ouest, en direction de Sintra: Palais de la Ville , tout blanc, et ses deux cheminées coniques caractéristiques; à l'intérieur, une succession de pièces couvertes de mosaïques d'influence mauresque et une salle impressionnante couverte d'azulejos. Les plafonds sont en bois peint représentant divers animaux: cerfs, pies, cygnes. Une petite eglise de la ville après la messe du 15 août: pour l'occasion, les quatre vierges d'église ont été fleuries en blanc, c'était la fête de "Notre Dame" comme on nous a dit en français. Nous redescendons vers la mer par la Serra de Sintra, via le Palais de Pena, folie architecturale d'un Allemand au XIXème siècle, en pleine vague romantique; il est déjà tard, on ne le visite pas. La route nous mène à Cabo da Roca au coucher du soleil...le bout de l'Europe: photographie devant la stèle pour la postérité, il y a la queue pour se faire immortaliser et prouver que l'on est bien aller au point le plus à l'ouest du contiment. Nous longeons la riviera d'Estoril. Dîner à Cascais: bar et calamars grillés, très bon et service impécable. Fin de soirée au Casino d'Estoril, le plus grand d'Europe ! Débauche de lumières et de machines à sous; on a perdu notre chemise, merci M. Hoo (c'est la fondateur du Casino, originaire de Macao, le Las Vegas de l'Asie).

Samedi 16 août - remontée vers l'Espagne
Nous quittons Lisbonne après quelques emplettes dans la Baixa. Tomar sous une pluie orageuse. Arrivée à Salamanque en Espagne, dîner sur la Plaza Mayor, une féérie en ocre majeur, relflets dorés dans la nuit noire: sangria (1 litre pour 2), assiettes composées de jambon espagnol, omelette aux gambas, asperges, beignets...

Dimanche 17 août - villes de Castille
Visite de Salamanque, on grimpe sur les toits de la cathédrale, des cathédrales devrais-je dire, la vieille et la nouvelle, les deux étant imbriquées l'une dans l'autre; beaux panoramas sur la ville et ses collèges universotaires ancestraux. On entre dans la maison de la Conchas, constellée de coquilles Saint-Jacques (Conchas), nous sommes sur l'un des chemins de Saint-Jacques. En remontant vers Bilbao, un petit détour par Avila et ses remparts aux 80 tours, puis par Ségovie, telle un navire échoué dans la campagne castillane, son alcazar (château) en tête de proue; une cathédrale au clocher vertigineux. Arrivée à Bilbao en soirée, nous cherchons un resto où dîner en bord de mer, mais nous ne trouvons jamais la mer. retour donc en ville où nous tombons sur un bar à tapas, ouf! on a falli se coucher avec pour seul dîner un paquet de chips dans le ventre. Au petit matin, nous examinons l'architecture extérieure du Guggenheim sous toutes les coutures.

Retour en France,

FIN.

Allez voir les photos à la droite du blog: "le Portugal de Porto à Lisbonne", "Pays Basque", "Castille y Leon".

Les azulejos du Portugal

Le Portugal est connu pour ses azulejos. Cet art décoratif consiste à peindre des carreaux de faïence émaillée. Bien qu'ils soient à dominante bleue, le mot ne vient pas de l'espagnol "azul" mais de l'arabe "al zulaydj", qui e signifie "pierre polie". En effet, ce sont les Maures qui, lors de leur occupation de la peninsule ibérique, ont importé cet art. Représentant des figures géométriques ou des scènes historiques ou de la vie quotidienne, on les trouve en façade où à l'intérieur des bâtiments. On peut en adminer notamment dans de nombreuses églises: Santa Cruz à Coimbra, chapelle de l'université de Coïmbra; hall de la gare San Beato à Porto, Palais de la ville à Sintra... Il existe par ailleurs un musée de l'Azulejos à Lisbonne.

L'art manuelin et les grandes découvertes

Son nom vient du roi portugais Manuel 1er le Grand, qui a régner à l'époque des grandes découvertes, l'âge d'or du Portugal. Ce roi a encouragé les grands explorateurs et le style artistique qu'il a engendré est inspiré de motifs marins. Le style manuelin est présent en tout premier lieu à Belèm, point de départ des navigateurs: la tour de Belèm et le monastère des Jeronimos. On le retrouve également au monastère de Batalha notamment.
A Belèm, un monument nous rappelle ces grandes découvertes: y sont représentés tous les grands navigateurs portugais. Le Portugal, à l'instar de la France et de la Grande-Bretagne, a été une puissance colonniale: Brésil, Macao, Goa, Monzanbique... Voila pourquoi le Portugais est plus parlé à l'étranger qu'au Portugal, et que c'est l'une des langues les plus pratiquées dans le monde.

Ines et Pedro, un amour contrarié

Une histoire racontée à la façon d'une historienne bien connue du petit écran

Dom Pedro, fils du roi Alfonse IV, épousa Constance de Castille, mariage de raison, mais tomba ensuite amoureux de la belle Ines de Castro, dame d'honneur de Constance. Devenus amants, Alfonce IV réprouva cette union et fit exiler Ines. Après la mort de Constance, Pedro et Ines se retrouvèrent et urent des enfants. Alfonse IV, considérant par l'entremise de ses conseillers cette union contraire aux intérêts du royaume, fit assassiner Ines. Une foi sur le trône, Pedro fit assassiner les conseillers de son père pour venger sa belle, fit déterrer Ines pour la couronner et la faire assoir à ses côté sur le trône, devenue reine...à titre postume. Leurs tombeaux, richement sculptés, se trouvent dans le transept de l'église abbatiale d'Alcobaça au Portugal.